Ni Dieux Ni Magiciens

Hôpital Universitaire de Strasbourg – Hautepierre.

Comment sont pris en charge les patients atteints de sarcomes, cancers rares de l’appareil locomoteur ? A travers le travail du Docteur Di Marco et de toute son équipe, « Ni dieux ni magiciens » questionne le fait de soigner et de sauver des vies, nous confronte à la maladie et à la guérison, aux angoisses et au soulagement. Pudiquement, le film montre la relation soignant-soigné, empreinte d’humanité et d’empathie

Film diffusé sur France 3 le 13 décembre 2014


D’autres vidéos :

Article paru dans les DNA – 13/12/2014

Médecins et patients contre le sarcome : un documentaire sur France3 Alsace aujourd’hui
Consulter l’article sur le site des DNA

Article DNA
Les réalisateurs, Françoise Schöller et Thibaut Graillot, au centre, avec le Dr.Di Marco, à droite, et un de ses jeunes patients, Kevin Back, aujourd’hui guéri, à gauche (DR)

Au service de chirurgie orthopédique et de traumatologie de l’hôpital de Hautepierre sont notamment soignés des patients souffrant d’un cancer assez rare, le sarcome qui touche l’appareil locomoteur. Une tumeur nichée sur les muscles ou dans les articulations et que l’on soigne par la chirurgie.

Dans leur tout premier documentaire (52 mn), Françoise Schöller, de la rédaction européenne de France 3, et Thibaut Graillot, s’intéressent à cette maladie. Ou plutôt aux patients qui la subissent.

« Ni dieux ni magiciens » raconte leur parcours, de salle d’attente en salle de consultation et au moment critique de l’opération.

La force de ce documentaire réside paradoxalement dans l’effacement de la journaliste et des techniciens : guère de commentaire sur image, pas d’interview.

Le spectateur est plongé au cœur de la relation qui fait la médecine, entre d’un côté l’équipe des soignants dirigée par le Dr Antonio Di Marco, chirurgien ; de l’autre les patients et leurs proches.

La retenue et la discrétion de l’équipe qui réalise le documentaire mettent en relief l’importance de cette relation entre patient et soignants, le poids des mots, le secours des petits gestes qui viennent conforter, soulager, encourager.

Ce film qui hésite sans cesse entre l’expression du patient, son témoignage, et l’acte chirurgical (la caméra entre longuement dans le bloc opératoire) dit aussi l’importance de l’hôpital public dans le système de soins français. Ce n’est pas le moindre mérite de ce travail.

« Ni dieu ni magiciens », diffusion sur France 3 Alsace le 13 décembre à 15 h 20.